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Une action urgente est nécessaire afin de mettre fin à la prise de contrôle sur des terres des peuples autochtones pour des projets de grande envergure en Indonésie

Une action urgente est nécessaire pour mettre fin à la prise de contrôle sur des terres des peuples autochtones pour des projets de grande envergure dans des provinces où les forêts abondent comme le Kalimantan et la Papouasie en Indonésie. La destruction des forêts et des rivières sape les moyens de subsistance des Autochtones locaux, et détruit les terres ancestrales. Entre 40 et 70 millions de personnes des zones rurales d’Indonésie dépendent de l’accès aux terres et aux ressources, y compris pour l’eau potable et l’assainissement. Ces terres et ressources sont protégées par des lois coutumières.

Appels à une protection accrue des droits autochtones dans le secteur agro-industriel en Asie du Sud-Est

« Pour les peuples autochtones, l’environnement est étroitement lié à chaque aspect de leur vie et de leur survie. Ils sont les piliers de la bonne gouvernance de l’environnement ». C’est avec ces mots que Tan Sri Razali Ismail, de la Commission des droits humains de la Malaisie (SUHAKUM), a salué les participants à la 6e Conférence de l’Asie du Sud-Est sur les droits humains et l’agro-industrie.

N'abandonner aucune terre : expulsions forcées et accaparements de terres à grande échelle à Bukanga Lonzo

Des petits agriculteurs et des communautés de la République démocratique du Congo (RDC) sont préoccupés par des projets du gouvernement visant à accorder entre 16 et 20 concessions de très grande taille sous forme de « parcs agro-industriels » dans le cadre du Plan d’investissements agricoles national 2013-2020, d’un montant de 6 milliards de dollars des États-Unis.

Sécuriser les droits des peuples forestiers et combattre la déforestation en République démocratique du Congo

La déforestation et la dégradation des forêts ont augmenté en République démocratique du Congo (RDC) malgré l’engagement du gouvernement de protéger ses forêts. Les activités commerciales d’envergure industrielle constituent d’importantes menaces directes à long terme sur les forêts. En revanche, les strategies et modes de subsistance traditionnelles des communautés autochtones et locales montrent qu’elles peuvent coexister durablement avec les forêts.

Violations des droits humains et agro-industrie – Que justice soit faite immédiatement pour les communautés affectées !

Des groupes de défense des droits humains inquiets se sont réunis à l’occasion de la 5e Réunion régionale sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-est

Les incendies de forêt ravageurs en Indonésie et les nombreuses exécutions extrajudiciaires liées aux accaparements de terres de l’agro-industrie dans toute l’Asie du Sud-est ont fait les gros titres dans le monde entier. Ces violations choquantes des droits humains fondamentaux des peuples ont contraint des groupes de défense des droits humains préoccupés à se rassembler à l'occasion de la 5e Réunion régionale sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-est les 5 et 6 novembre 2015 à Puerto Princesa, sur l’île de Palawan aux Philippines.

Le débat sur la « déforestation zéro » : peuples de la forêt, « hautes valeurs de conservation » et « stocks de carbone élevés »

Les appels mondiaux pour freiner la disparition de la forêt se font entendre avec une urgence accrue au vu des efforts renouvelés pour lutter contre le changement climatique. Les statistiques sont claires : le changement rapide dans l’utilisation des sols est une cause significative d’émissions des gaz responsables du réchauffement climatique. Dans certains pays forestiers tropicaux, comme l’Indonésie, le défrichement des terres pour les plantations de palmier à huile et de bois à pâte entraîne des émissions massives provenant des forêts saccagées et des marécages asséchés. Les émissions par habitant de l'Indonésie rivalisent avec celles de nombreux pays développés. Par conséquent, il est judicieux de mettre un frein à la disparition de la forêt.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Un récent rapport incite les institutions nationales des droits humains d’Asie du Sud-Est et les organisations de la société civile à adopter une nouvelle résolution sur les droits humains et l’agro-industrie

Du 7 au 9 août 2013, des représentants des institutions nationales des droits humains des Philippines, d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie, du Timor Leste et de Myanmar ainsi que des organisations de la société civile de soutien se sont réunis à Bangkok afin d’évaluer les évolutions en matière d’agro-industrie et de droits humains depuis la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-Est en 2011 et l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie en 2012, et d’élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre effective des droits humains par les États parties dans le secteur de l’agro-industrie. La réunion fut convoquée par la Commission nationale thaïlandaise des droits humains, avec le soutien du Forest Peoples Programme et de l’Initiative des droits et ressources. 

Acquisitions des terres à grande échelle par les agro-industries et droits humains en Asie du Sud-Est - Évolutions récentes en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, en Malaisie, au Cambodge, au Timor-Leste et en Birmanie

Cette série d’études fournit des informations actualisées concernant les acquisitions de terre à grande échelle dans la région, dans le but d’identifier les tendances, les menaces communes, les divergences et les solutions possibles. Ces études résument également les tendances en matière d’investissements, de commerce, de développement des cultures et d’arrangements fonciers, et se concentrent sur les défis relatifs au régime foncier et aux droits humains.

Application de la Déclaration de Bali : l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-Est

Du 9 au 11 octobre 2012, le Forest Peoples Programme et Sawit Watch, avec le soutien de l’ONG cambodgienne Community Legal Education Center (CLEC), ont co-organisé l’atelier « Application de la Déclaration de Bali : l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie » comme suivi de l’Atelier de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie de 2011. Sous l’égide de la Commission nationale des droits humains de l’Indonésie (Komnas HAM), les participants de l’atelier comprenaient les Commissaires nationaux des droits humains de la Thaïlande, de la Malaisie, des Philippines, du Myanmar, de la Corée du Sud et du Timor-Leste, le représentant indonésien de la Commission intergouvernementale des droits de l’homme de l’ASEAN[1] (AICHR), des ONG concernées d’Asie du Sud-Est, ainsi que les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et sur les droits des peuples autochtones.

Liberia : le développement de l’agro-industrie menace les forêts et les moyens de subsistance des communautés locales

Le développement de l’agro-industrie en Afrique représente une grave menace pour les forêts et les moyens de subsistance des peuples africains. Là où la gouvernance est faible et où les droits des communautés locales et des peuples autochtones sont incertains, le développement agricole se fait au détriment de la population locale. La prise de conscience des répercussions sociales et écologiques du développement de l’agro-industrie en Asie du Sud-Est a mené à de nouvelles normes pour une croissance acceptable de l’huile de palme. La Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO), un processus de certification volontaire de tierces parties, a adopté une série de principes et critères en grande partie cohérents avec une approche fondée sur les droits, et cherche à éloigner le développement de l’huile de palme des forêts primaires et des zones critiques à haute valeur de conservation (HCV), tout en interdisant la prise de contrôle des terres coutumières sans le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) des communautés. Le respect de la norme de la RSPO s’impose de plus en plus comme une exigence pour pouvoir accéder au marché européen, et les grands conglomérats producteurs d’huile de palme qui cherchent à préserver leur part de marché adhèrent désormais à la RSPO.

Les commissaires aux droits de l'homme de l’Asie du Sud-Est et les organisations des peuples autochtones adoptent la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie

Un dialogue constructif et des synergies potentielles entre les commissions et institutions nationales des droits humains d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines et du Cambodge ont permis de franchir une étape importante lors d’un atelier de quatre jours en novembre à Bali, en Indonésie. L’atelier a été convoqué par la Commission nationale des droits humains d’Indonésie, et organisé par le Forest Peoples Programme et l’ONG indonésienne Sawit Watch, avec le soutien de l’Initiative des droits et ressources (RRI), du Samdhana Institute et de RECOFTC – The Center for People and Forests.

Cet atelier historique sur le thème « Droits humains et entreprises : approches juridiques plurielles à la résolution des conflits, au renforcement institutionnel et à la réforme juridique » a réuni 60 participants, dont d’éminents universitaires, des représentants des peuples autochtones et des membres d'ONG nationales et internationales de soutien. La déclaration inaugurale a été délivrée par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, et une présentation a été réalisée par Raja Devasish Roy, membre élu de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNFPII) et chef traditionnel du cercle Chakma dans les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh.