Comment la Banque mondiale concevra-t-elle son travail à l'avenir ?

Comment la Banque mondiale concevra-t-elle son travail à l'avenir ?

Dans le cadre des changements et des réformes en cours au sein de la Banque mondiale sous la direction du Dr Jim Kim, la Banque a récemment rendu public un nouveau processus politique important qu’elle appelle « une nouvelle approche à l’engagement dans les pays », pour lequel elle a entamé des consultations. Ce processus est une méthode en deux étapes, au moyen de laquelle la Banque concevra toutes ses interventions et activités dans un pays donné. Par le passé, l’évaluation de la situation dans un pays dans lequel la Banque investissait et accordait des subventions était effectuée sur la base d’un document cadre d’orientation appelé Stratégie d’aide aux pays (CAS). Ce document visait à fournir un cadre à toutes les décisions d'investissement et de prêt. Toutefois, l'ancien système CAS était critiqué pour son manque de reconnaissance des contraintes et des limites qui influencent la capacité de la Banque mondiale à « faire le bien » ou à alléger la pauvreté, et pour être trop axé sur la croissance économique, à l’exclusion d’autres domaines ou secteurs d'investissement ou de prêt. Le nouveau système est conçu sous forme de processus en deux étapes. D'abord, un « diagnostic de pays systématique » est mené afin d’identifier les contraintes et les possibilités pour la Banque. La deuxième étape est le cadre de partenariat de pays, un document dans lequel des décisions d’investissement sont prises et qui fournit un guide pour les investissements ou prêts futurs. L’examen de ce processus important consistant à décider comment évaluer la situation dans les pays emprunteurs peut constituer une occasion de corriger certaines des lacunes de longue date de la Banque mondiale. Il peut s’agir d’une façon de reconnaître officiellement et d'évaluer les préoccupations et les limites liées aux droits humains en tant que risques pour la Banque, avec eventuellement des répercussions sur les décisions d’investissement. Il peut s’agir d’un processus à travers lequel les peuples autochtones et autres détenteurs de droits dans un pays ont accès direct à l’analyse que la Banque mondiale utilise pour l’affectation de ressources importantes. Néanmoins, tout résultat positif est tributaire d’un processus de consultation ouvert, transparent, accessible et juste. Conjointement avec d’autres organisations, nous appelons la Banque mondiale à garantir des normes minimales strictes pour une contribution publique à chaque diagnostic de pays stratégique. Il est absolument essentiel que les peuples autochtones et autres groupes susceptibles d’être affectés par les investissements et les prêts de la Banque mondiale soient en mesure de contribuer directement à cet important document cadre. De même, le développement d'un cadre de partenariat de pays doit être façonné sur la base des normes de consultation et de participation les plus rigoureuses, avec la garantie d’une contribution significative des parties prenantes clé et des détenteurs de droits dans chaque pays. Cliquer ici pour lire la lettre de la société civileCliquer ici pour accéder à la page de la Banque mondiale consacrée aux consultations