Bulletin d'information FPP Décembre 2013 (PDF Version)

FPP E-Newsletter December 2013
By
FPP

Bulletin d'information FPP Décembre 2013 (PDF Version)

Chers amis,

Quelles sont les possibilités de garantir les droits fonciers des peuples autochtones, des communautés locales et des femmes dans un proche avenir ? Fait important, le Rapport du Groupe de personnalités de haut niveau du Secrétaire général des Nations Unies chargé du programme de développement pour l’après 2015 , sous l’Objectif 1 de « Mettre n à la pauvreté », xe une cible qui consiste à « Augmenter de x% le nombre de femmes et d’hommes, de communautés et d’entreprises ayant un droit garanti à la propriété foncière ou autre ».

L’importance de la terre pour ce qui est d’assurer une croissance économique favorisant l’intégration sociale, la durabilité environnementale, la paix et la sécurité, la sécurité alimentaire et un développement rural et urbain durable est de plus en plus reconnue parmi les priorités politiques, non seulement aux Nations Unies, mais par l’ensemble de la société.

Lors de la récente Conférence mondiale des femmes autochtones tenue à Lima, Pérou, en octobre, plus de 200 participantes ont déclaré ce qui suit : « Aujourd’hui, en cette période de graves crises liées aux changements climatiques et à l’imminente perte irréversible de diversité biologique, nous, femmes autochtones, soulignons qu’il est du devoir des États de protéger les territoires des peuples autochtones, en tant que zones fondamentales pour la récupération et la résilience sociales, culturelles et écologiques de l’humanité et du monde naturel.” Une autre conférence mondiale sur les droits fonciers des communautés tenue à Interlaken, Suisse, a xé comme objectif de doubler la supercie de terres communautaires protégées par des droits fonciers en 5 ans (d’ici 2018).

Pour atteindre ces objectifs ambitieux concernant les droits fonciers communautaires, il faudra des actions plus fermes en matière de gouvernance foncière de la part de multiples acteurs. Comme le soulignent certains articles contenus dans ce bulletin d’information, les défaillances de la gouvernance foncière deviennent manifestes lorsque les conits liés aux terres et aux ressources naturelles s’aggravent, comme l’illustrent cette fois les conits dans le secteur de l’huile de palme.

Les initiatives du secteur privé comme la RSPO peuvent et devraient jouer un rôle essentiel pour ce qui est d’exercer des pressions en faveur d’une réforme législative et d’une meilleure gouvernance foncière dans les pays où les sociétés membres sont implantées, de sorte que celles-ci soient mieux en mesure d’assurer la mise en oeuvre durable de leurs activités.

La gouvernance foncière est importante pour toute la société, les gouvernements, les institutions nancières internationales, la société civile, les peuples autochtones et les communautés locales, et les entreprises apportant chacun sa contribution.

La communauté ogiek de Chepkitale a documenté pour la première fois ses règlements coutumiers an d’assurer la pérennité de la conservation de ses terres ancestrales et de ses ressources naturelles, armant que « Nous n’avons jamais conservé. C’est notre mode de vie qui conserve. » Immédiatement après cet acte de gouvernance communautaire, ils ont procédé à informer les diérentes autorités des règlements qui régissent leurs terres et à leur demander d’appuyer les Ogiek qui les mettent en oeuvre.

Les récentes réunions de la Convention sur la diversité biologique et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ont également donné lieu à des négociations et à des projets de décision concernant le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la gestion et la restauration des écosystèmes et dans l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs eets.

J’espère que vous apprécierez la lecture de cette édition de notre bulletin.

Joji Cariño, Directrice