Les Communautés et ONGs du bassin du Congo se mobilisent en réponse a la menace croissante du palmier a huile dans la région

Les Communautés et ONGs du bassin du Congo se mobilisent en réponse a la menace croissante du palmier a huile dans la région

Un atelier regional à l’attention des Organisations de la Société Civile, des communautés locales et des groupes des peuples autochtones dans le Bassin du Congo pour aborder les défis émergeants de l’expansion du palmier a huile dans la région.

Organisé par le "Environmental Investigation Agency" (EIA)  à Douala, Cameroon, la réunion s'est ténue du 2 - 4 Décembre 2014 et a connu la participation de près de 40 experts de la société civile et des leaders des communautés venant de plus de 25 organizations. Des exposées claires ont ete faites, et des discussions et reflections stratégiques ont eu lieu pour faire face aux défis des communautés en rapport avec l'expansion du palmier  à huile dans la région.

Actuellement, a plus grande quantité d'huile de palme   utilisée dans le monde est  cultivée dans les plantations en Indonésie et en Malaisie. Cependant, la demande mondiale massive, associée à la rareté croissante  des terres  en Asie du Sud-Est, entraine  le développement du palmier à huile dans le Bassin du Congo, avec de vastes étendues de terres qui couvrent des centaines de milliers d'hectares de forêt tropicale primaire déjà allouées à la culture du palmier à huile. Dépuis des siècles, les communautés locales et autochtones dépendent des leurs forêts coutumieres dans le Bassin du Congo pour leurs besoins quotidiens de subsistance: nourriture, medicaments, énergie, rituels traditionnels, logement, etc. L’extrême dégradation de l'environnement, l'accaparement des terres, et la violation des droits humains ont été répertoriés dans de nombreux projets existants de plantations de palmier à huile et cela représente  autant de menaces importantes éminentes qui pèsent sur la région.

Les participants de l’atelier c’est-à-dire la société civile, les communautés locales et les peuples autochtones du Cameroun, du Gabon, de la République Centrafricaine, de la République du Congo  et de la République Démocratique du Congo, ont adopté une position commune sur le développement du palmier a huile qui inclut des recommandations aux gouvernements des États du Bassin du Congo.

Parmi ces recommandations, ils appellent les États à:

  1. S’engager à la non conversion des forêts primaires et des zones à haute valeur de conservation, et à la limitation de la conversion des forêts naturelles pour les plantations de palmiers à huile dans toute la mesure du possible,
  2. Améliorer la transparence dans le secteur du palmier à huile afin de  permettre la participation effective de la société civile et des communautés locales lors de la négociation des contrats de palmier à huile,
  3. Reconnaître,  sécuriser les droits fonciers des communautés,  et  respecter pleinement les droits des communautés au Consentement, Libre, Informé et Préalable (CLIP) lors de l'attribution des terres pour les plantations de palmier à huile.

Pour lire la "position commune" en Francais et en Anglais - veuiller, cliquer ici.