Les pratiques coutumières des peuples autochtones occuperont le devant de la scène lors de la prochaine réunion de la CDB

Les pratiques coutumières des peuples autochtones occuperont le devant de la scène lors de la prochaine réunion de la CDB

Les pratiques coutumières durables des peuples autochtones, traitées dans l'Article 10 c) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), seront l'un des principaux thèmes de discussion lors de la prochaine réunion du Groupe de travail sur l'Article 8 j) et les dispositions connexes ((WG-8(j) 6) de la CDB à Montréal, du 2 au 6 novembre 2009. Une question clé à l'ordre du jour est la façon dont les Parties à la Convention peuvent améliorer la mise en œuvre de cet important article. Le message des communautés autochtones et locales, transmis avant la réunion, est que garantir les droits à la terre et aux ressources sont une condition nécessaire pour l'application effective de l'Article 10 c).

Les discussions se concentreront sur la manière dont l'Article 10 c), qui affirme que les Parties doivent protéger et encourager les pratiques coutumières et l'utilisation des ressources biologiques durables des communautés autochtones et locales, peut être promu et mis en œuvre en tant que priorité. Les résultats de cette réunion seront à la base d'une décision de la CdP lors de la dixième réunion de la Conférence des Parties au Japon, en octobre 2010.

Au cours des derniers mois, les communautés autochtones et locales du Bangladesh, de la Guyane, du Suriname, du Cameroun et de la Thaïlande ont soumis avec le FPP des " études de cas 10 c) " au Secrétariat et participé à un forum de discussion en ligne pour proposer des réponses à la question posée ci-dessus. Ces propositions ont été reprises dans une note du Secrétaire exécutif en vue de la réunion du WG-8(j) 6. Un message clair qui ressort de cette note est qu'offrir un accès aux terres et aux ressources et impliquer les communautés autochtones et locales dans la prise de décision et la gestion de ces ressources est crucial et qu'un régime foncier sûr est un mécanisme important pour fournir cet accès, améliorer la gestion locale et promouvoir l'utilisation coutumière de ces ressources.

A Montréal, le FPP et ses partenaires espèrent mettre en évidence ces défis. Lors des réunions officielles et des événements parallèles, les représentants et les leaders des communautés autochtones et locales feront part de leur regard sur leurs systèmes de gestion coutumiers et illustreront le lien important entre l'utilisation coutumière durable et des droits sûrs à la terre et aux ressources. Nous voulons que les Etats parties comprennent que sans la réalisation des conditions susmentionnées, la mise en œuvre effective de l'Article 10 c) n'est pas possible et qu'ils doivent commencer à agir dans cette direction.