Forest Peoples Programme Supporting forest peoples’ rights

Droits humains

Les peuples autochtones et autres peuples des forêts font l'objet de discrimination raciale et culturelle, sont privés de leur droit à disposer de terres et de moyens de subsistance, à s’organiser et assurer leur propre représentation et, en résumé, se voient empêcher de multiples façons le plein exercice de leur droit à l'autodétermination. FPP offre un appui technique dans le domaine juridique et les questions connexes en vue d’aider les peuples des forêts à combattre ces injustices. En aidant leurs organisations, leurs nations et/ou leurs communautés à comprendre et à utiliser les mécanismes juridiques nationaux et internationaux, nous aidons les peuples des forêts à dénoncer les violations de leurs droits, à promouvoir des voies alternatives, notamment par le biais de réformes législatives et autres, et à porter leurs causes en justice devant les tribunaux et les organes internationaux.

Mécanismes régionaux et internationaux relatifs aux droits humains

Les peuples autochtones et autres peuples des forêts peuvent faire appel à des mécanismes régionaux et internationaux  relatifs aux droits humains afin de promouvoir leurs droits et d’en demander le respect. Un recours stratégique à ces mécanismes peut permettre de résoudre des problèmes précis touchant des personnes, des communautés ou des peuples, en plus de contribuer à l’interprétation et à la création du droit international. En appui à ses partenaires, FPP a largement recours aux mécanismes régionaux et des Nations Unies relatifs aux droits humains, notamment le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, l’OIT, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et la Commission et la Cour interaméricaine des droits de l’homme.  En 2007, par exemple, le peuple saramaka du Suriname central a obtenu une décision historique de la Cour interaméricaine des droits de l’homme avec le soutien du Programme des affaires juridiques et des droits humains de FPP.

Plaidoyer au niveau national

De nombreuses actions sont menées au niveau national par des peuples des forêts en vue d’obtenir la reconnaissance de leurs droits humains. Des efforts particuliers sont consacrés à la mise en œuvre effective des normes internationales et régionales et à leur harmonisation avec la législation nationale.  Les consultations communautaires et les processus de plaidoyer au niveau national et local peuvent aboutir au dépôt de plaintes auprès d'institutions nationales des droits humains ou à l’introduction d’actions en justice devant les tribunaux nationaux, notamment en faisant valoir les droits humains garantis par la constitution du pays et par le droit international relatif aux droits humains.

Au Népal, le processus de rédaction de la nouvelle constitution n’a pas prévu la participation des peuples autochtones à travers leurs représentants librement choisis.  Au lieu de cela, l’Assemblée constituante, instance chargée de rédiger la nouvelle constitution, est composée exclusivement de représentants et de candidats de partis politiques.  Cette situation a été contestée devant la Cour suprême du Népal en 2009 et a été portée à l'attention du Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale, également en 2009 (voir requête). Bien que la Cour suprême n’ait pas encore rendu de décision, la CEDR a adopté deux communications au titre de ses procédures d’alerte rapide et d’intervention d'urgence, demandant au Népal d'assurer la participation effective des peuples autochtones à la rédaction de la nouvelle constitution ainsi que l'obtention de leur consentement.  Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits et les libertés fondamentales des peuples autochtones, le professeur S. James Anaya, a aussi réalisé une visite au Népal en novembre 2008 et a conclu que les procédures prévues pour l’intégration des peuples autochtones au processus de rédaction de la constitution n’étaient pas conformes aux engagements internationaux du Népal.  Son rapport (en anglais) peut être consulté ici.

Le travail de plaidoyer mené par des peuples autochtones en Afrique est un autre exemple : s’appuyant sur le rapport sur les peuples autochtones de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, des peuples autochtones du continent exigent la pleine reconnaissance de leurs droits.  Comme plusieurs constitutions et lois africaines ne reconnaissent pas l’existence de peuples autochtones tels que définis dans le droit international et régional relatif aux droits humains, les peuples autochtones ont souvent largement recours à ces principes au niveau national pour pouvoir se faire entendre.

 

Ressources pertinentes

Syndicate content

Communiqué de presse: FPP et ses partenaires lancent un livre novateur sur les peuples autochtones et le consentement libre, informé et préalable en République Démocratique du Congo

17 Mai, 2013

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - 17 MAI 2013

Dans le cadre de son projet : « Financement de la REDD, droits humains et développement économique pour une réduction durable de la pauvreté des communautés des forêts de la République démocratique du Congo (RDC) », Forest Peoples Programme (FPP), et ses partenaires en RDC: Actions pour les Droits, l'Environnement et la Vie (ADEV), le Réseau pour la Conservation et la Réhabilitation des Ecosystèmes Forestiers (Réseau CREF), le Cercle pour la Défense de l'Environnement (CEDEN), et le Centre d'Accompagnement des Autochtones Pygmées et Minoritaires Vulnérables (CAMV), ont produit en collaboration avec l’Organisation d’Accompagnement et d’Appui aux Pygmées (OSAPY) le premier volume d’une nouvelle série de livres intitulée Forêts Africaines - Tabernacle des Savoirs  (FOATAS). Le thème principal de ce premier volume est: Les Peuples Autochtones et le Consentement, Libre, Informé et Préalable

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Constitutional Court ruling restores indigenous peoples' rights to their customary forests in Indonesia

16 Mai, 2013

In what may well prove to be a historic judgment for Indonesia's indigenous peoples, the Constitutional Court in Jakarta ruled today that the customary forests of indigenous peoples should not be classed as falling in 'State Forest Areas', paving the way for a wider recognition of indigenous peoples' rights in the archipelago. The judgment was made in response to a petition filed with the court by the national indigenous peoples' organisation AMAN (Aliansi Masyarakat Adat Nusantara) some 14 months ago. AMAN had objected to the way the 1999 Forestry Act treats indigenous peoples' 'customary forests'  as providing only weak use-rights within State Forest Areas. The judgment now opens the way for a major reallocation of forests back to the indigenous peoples who have long occupied them and looked after them. The Government's own statistics revealed last year that there are some 32,000 villages whose lands overlap areas classed as 'State Forest Areas'.

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La protection du droit à la terre, territoire et ressources naturelles en droit international et régional africain: Trousse d’information à l’intention des ONG de la République Démocratique du Congo

CAMV, ADEV, Réseau Cref, CEDEN, FPP

2 Mai, 2013

La protection du droit à la terre, territoire et ressources naturelles en droit international et régional africain

Cette trousse d’information traite de la protection du droit à la terre, territoires et ressources naturelles en droit international et en droit régional africain. Elle vise à fournir aux ONG de l’information brève et accessible sur le cadre juridique relatif aux droits des peuples autochtones et des communautés locales en RDC en ce qui a trait à leurs terres, territoires et ressources naturelles. Elle présente également de l’information utile sur les mécanismes internationaux et régionaux qui peuvent être utilisés par les ONG et les peuples autochtones et les communautés locales avec lesquels elles travaillent pour revendiquer leurs droits et faire le plaidoyer afin que le gouvernement de la RDC respecte ses obligations juridiques internationales et régionales. 

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Les expériences des peuples autochtones d’Afrique en matière de politiques de sauvegarde : les exemples du Cameroun et du Bassin du Congo

29 Avril, 2013

Abri traditionnel baka au Cameroun

Samuel Nnah Ndobe

La notion de peuple autochtone est très controversée en Afrique. Certains considèrent que tous les Africains sont des autochtones libérés des puissances coloniales, alors que d’autres soulignent simplement qu’il est très difficile de déterminer qui est autochtone en Afrique. L’établissement en 2001 par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) d’un Groupe de travail sur les populations et communautés autochtones et le rapport du Groupe soumis à la CADHP puis adopté par cette dernière en 2003 ont inscrit ce problème dans une nouvelle perspective. Il est fait état pour la première fois dans ce rapport d’une acceptation unanime de l’existence des peuples autochtones d’Afrique et cela a donné le coup d’envoi de discussions sur la façon dont les pays pourraient commencer à intégrer les droits de ces peuples dans les grandes questions en matière de droits humains. Les peuples autochtones d’Afrique centrale comprennent les peuples qui sont pour la plupart des chasseurs-cueilleurs, communément appelés les « Pygmées », ainsi que plusieurs peuples pastoralistes. Ces peuples sont encore victimes de discrimination et de mépris, qui s’expriment par la dépossession de leur terre et la destruction de leurs moyens de subsistance, de leurs cultures et identités, une pauvreté extrême, l’absence d’accès et de participation à la prise de décisions politiques et l’absence d’accès à l’éducation et aux établissements de santé.

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Samuel Nguiffo (CED) opinion piece in Al Jazeera: 'Quick-fix' development gives away more than it gets back

16 Avril, 2013

African governments must respect the rights of citizens and "let them negotiate with investors on their own terms"

The "land grabbing" in Africa and elsewhere often triggers conflict, an underreported financial risk.

Samuel Nguiffo is the Secretary General of the Centre for Environment and Development (CED), Cameroon. He is currently being sued by the government of Cameroon for tarnishing the state's reputation when he advocated against an oil palm plantation concession.

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« Le gouvernement de la RDC doit respecter les droits des femmes autochtones dans le cadre des réformes en cours » déclare le CAMV à la Commission africaine

11 Avril, 2013

Le Centre d’Accompagnement des Autochtones Pygmées et Minoritaires Vulnérables (CAMV) a fait part de ses préoccupations quant à la situation des femmes autochtones de la RDC à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples lors de sa 53ième Session ordinaire qui s’est tenue du 9 au 23 avril à Banjul, Gambie. 

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Indigenous Peoples and REDD+

AIPP

4 Avril, 2013

This community friendly animation video explains the basic concept of climate change and its disproportionate impacts to Indigenous Peoples (IP). It elaborates on the international agreement to mitigate the impacts of climate change, particularly Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation (REDD+) and the key concerns of indigenous peoples. The video also highlights the collective rights of indigenous peoples enshrined in United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP).

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Les ONG congolaises se mobilisent pour préparer un rapport alternatif sur la situation des femmes autochtones en RDC au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes

30 Mars, 2013

Atelier sur le rapport alternatif au Comité CEDEF, mars 2013, Bukavu, Sud Kivu, RDC.

En février et mars 2013, de nombreux représentants d’ONG travaillant avec les femmes et peuples autochtones ainsi que des chefs autochtones se sont réunis à Béni, Bukavu, Goma et Kinshasa afin de préparer un rapport alternatif au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (Comité CÉDEF). 

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New Report: “We who live here own the land” - Customary Land Tenure in Grand Cape Mount, and Community Recommendations for Reform of Liberia’s Land Policy & Law

Communities of Grand Cape Mount, Liberia
Published by Green Advocates and FPP

25 Mars, 2013

“We who live here own the land”

This document, and the consultations on which it is based, is intended to enable communities in Sime Darby affected areas in Grand Cape Mount, Liberia, to have their voice heard at the national level, so that government law and policy (in particular that relating to land and natural resources) can in future fit with community customary practices and community self-determined development priorities, and prevent future conflict of the kind experienced in relation to the Sime Darby concession in Grand Cape Mount.

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