Gouvernance environnementale

La plupart des zones de grande biodiversité dans le monde sont situées sur les territoires des peuples des forêts autochtones et tribaux, qui, depuis des générations, gèrent l'environnement au moyen de leurs propres systèmes fondés sur leurs connaissances, pratiques, règles et croyances traditionnelles (« usage coutumier »). Pourtant, dans plusieurs pays, les peuples des forêts ne jouissent d’aucune sécurité foncière sur ces zones et se voient refuser l’accès à leurs territoires et le droit d’en faire usage en raison de l’inadéquation des politiques gouvernementales, des activités extractives ou des initiatives de conservation, telles que les aires protégées. En même temps, plusieurs territoires autochtones sont de plus en plus menacés par des activités non durables, telles que l’exploitation forestière et minière et les plantations, alors que les communautés ne participent pas, ou ne participent que très peu, aux décisions officielles concernant ces zones et à leur gestion. Les peuples des forêts qui sont confrontés à ces difficultés entreprennent des actions en vue de protéger leurs droits et négocier un meilleur accès et une plus grande participation à la gestion des ressources naturelles sur leurs territoires. Au nombre de ces actions se trouvent la cartographie des ressources communautaires, la documentation de l’utilisation coutumière durable des ressources, l'élaboration de plans communautaires de gestion du territoire et le renforcement des institutions et des mécanismes décisionnels communautaires. Ils plaident en faveur de la reconnaissance de leurs droits sur les terres et les ressources auprès des autorités locales et nationales et s’emploient à mieux faire comprendre et appliquer le principe du consentement libre, préalable et éclairé dans les initiatives de conservation et/ou de mise en valeur des ressources se trouvant sur leurs terres. Ces initiatives comptent sur le soutien de FPP. Plusieurs communautés des forêts s’attachent plus particulièrement à combattre les modèles de conservation imposés d’en haut, qui restreignent leur accès et leurs moyens de subsistance et portent atteinte à leurs droits. Ils œuvrent à promouvoir l’application dans les projets de conservation d’une approche fondée sur le respect de leurs droits. Avec le soutien de FPP, ils étudient la mesure dans laquelle les directives et les accords internationaux relatifs aux aires protégées concernant les droits des peuples autochtones sont mis en pratique au niveau international, national et local, et plaident en faveur de réformes nationales des politiques relatives aux aires protégées. Ils font aussi valoir leurs préoccupations et proposent des voies alternatives dans le cadre de processus internationaux de normalisation, tels que ceux de la Convention sur la diversité biologique et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Karen elders discussing rotational farming, Thailand
Karen elders discussing rotational farming, Thailand
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khopra

Collecting khopra (snail) in North East India

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