La foresterie communautaire au Cameroun – un aperçu de la perspective communautaire

La foresterie communautaire au Cameroun
La foresterie communautaire au Cameroun

La foresterie communautaire au Cameroun – un aperçu de la perspective communautaire

Le concept de foresterie communautaire a été évoqué par la FAO en 1978 pour qui, la foresterie communautaire renvoie à toutes les situations dans lesquelles les populations locales sont associées à une activité forestière. C’est une initiative qui vise l’équité sociale, tout en recherchant la pérennité de la ressource forestière et se fonde sur le principe de la responsabilisation et de l’autonomisation des communautés dans la prise en charge des activités économiques durable pour réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie et assurer le développement local durable. Au Cameroun, ce concept a été introduit à la faveur de la nouvelle politique forestière de 1992 avec comme objectifs principaux d’une part la « protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles », et d’autre part la « participation des populations à la conservation et à la gestion des ressources forestières, afin que celles-ci contribuent à élever leur niveau de vie » . 

L’objectif général de cette note est de recueillir les perceptions des communautés locales et autochtones qui gèrent les forêts communautaires ou qui sont en phase de création des forêts communautaires, sur le processus de foresterie communautaire au Cameroun. La note cherche à ressortir les questions liées au processus de création, la maîtrise de la réglementation et la gouvernance des forêts communautaires par les communautés et présente aussi les voies d’amélioration proposées par les communautés concernées. De manière spécifique, il s’agit de :

i) Faire un état des lieux de la perception du processus de FC (création, exploitation, investissement, etc.), afin d’en desceller les points positifs et les contraintes du point de vue des peuples de la forêt ;

ii) Dresser des recommandations sur la base des souhaits des peuples de la forêt, en guise de ce qu’ils souhaitent que la FC soit pour eux et ; 

iii) Porter leurs voix auprès des décideurs et tout autre partenaire au développement, dans le cadre des actions futures de plaidoyer.