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Guyana: l'exclusion des peuples autochtones se poursuit

En mai, le Gouvernement norvégien a annoncé qu'il avait signé un Protocole d'accord avec le Gouvernement de la Guyana visant à apporter une contribution de 230 millions de dollars US en faveur de la Stratégie de développement à faible intensité de carbone (LCDS) du pays. Il ne restait plus qu'à décider quelle institution financière jouerait le rôle d'intermédiaire, avec la responsabilité fiduciaire de s'assurer que les fonds soient transférés avec la diligence requise. S'agirait-il de la Banque mondiale? Et quels seraient alors les standards qu'elle appliquerait pour fournir ces fonds ?

L'huile de palme et la Société financière internationale (SFI) - Actualité

En mai et en juin, la Société financière internationale (SFI), l'organe de financement du secteur privé de la Banque mondiale, a enfin entamé un processus de consultation longtemps retardé visant à développer une stratégie révisée définissant les conditions des investissements futurs dans le secteur controversé de l'huile de palme. La SFI a présenté un « document de réflexion » qui propose un résumé intéressant des points de vue des différents acteurs, y compris ceux qui sont critiques à l'égard de la SFI. Les consultations ont eu lieu à Washington, DC, dans trois lieux différents en Indonésie, puis au Ghana, au Costa Rica et enfin en Europe. En étroite collaboration avec un consortium d'ONG indonésiennes, des petits exploitants et des peuples autochtones, le Forest Peoples Programme (FPP) a contribué à rédiger une Déclaration conjointe détaillée à l'intention de la SFI qui présente des propositions pour la stratégie de la SFI et la façon dont elle devrait être développée. Cette déclaration a reçu l'appui de plus de 160 organisations d'Indonésie et du monde entier et a été beaucoup citée par les organisations de soutien lors des consultations qui ont suivi.

Les peuples autochtones ont fait part de leurs préoccupations concernant l'échec de la réalisation des objectifs sur les des aires protégées en matière de participation et de partage des avantages à l'occasion de la SBSTTA-14 de la CDB

La troisième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique (GBO-3), présentée lors de la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que la plupart des objectifs mondiaux concernant la biodiversité n'ont pas été atteints. Cependant, le document présente l'élargissement important des aires protégées comme été un succès. Ceci est une source d'inquiétude pour les peuples autochtones et non un progrès, puisque l'établissement et l'élargissement des aires protégées ont lieu, pour la plupart, sans leur participation et consentement. Cette préoccupation a été mise en exergue dans les conclusions de l'examen approfondi de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la CDB.

L'inquiétude quant aux droits des peuples autochtones plane sur le lancement du partenariat REDD+ au moment où les négociations des Nations Unies reprennent

Le partenariat intérimaire REDD+ a été lancé à Oslo le 27 mai 2010 avant la reprise des négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Bonn, du 31 mai au 11 juin 2010. Cinquante délégués des gouvernements des pays REDD et des pays donateurs ont adopté une déclaration qui comprend les principes et les modalités de travail de la nouvelle initiative de partenariat intérimaire REDD+. Le respect des droits des peuples autochtones et le soutien à la mise en œuvre des garanties actuellement discutées au sein de la CCNUCC ne figurent pas parmi les principes du partenariat, et à ce jour le processus a manifestement manqué de transparence et de participation.

Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

Le cyclone Aila a frappé la région côtière du sud-ouest du Bangladesh, en particulier les districts de Satkhira et Khulna le 25 mai 2009, touchant près de 2,3 millions de personnes et faisant 325 morts. Une vague de 10-13m de hauteur inonda la région et emporta un très grand nombre de maisons, de têtes de bétail, de cultures et d'autres ressources en très peu de temps.

Le Groupe indépendant d'évaluation de la Banque mondiale finalise son examen des cadres de garantie et de durabilité du Groupe de la Banque mondiale

Le Groupe indépendant d'évaluation (GIE) de la Banque mondiale a mené une étude sur les cadres de garantie et de durabilité utilisés par le Groupe. Ceci comprend les Politiques opérationnelles de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)/Association internationale de développement (AID) et les Standards de performance et documents connexes de la Société financière internationale (SFI) et de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI). L'examen se penche sur les standards de la Banque mondiale de 1999 (année de leur introduction) à 2008 et les standards SFI/AMGI de 2006 (année de leur adoption) à 2008.

L'examen s'achèvera sous peu et toute organisation ou personne souhaitant fournir des informations au GIE concernant ses expériences avec les projets de la Banque mondiale, de la SFI ou de l'AMGI doit prendre contact avec le GIE au plus vite.

Le Forest Peoples Programme (FPP) a envoyé une soumission écrite au GIE sur la base de ses expériences relatives aux cadres de garantie et de durabilité et des expériences de ses partenaires et collègues.  Pour plus d'informations, prière de contacter Helen Tugendhat.

La Société financière internationale débute le cycle final de consultations d'un examen d'une durée de trois ans de son cadre de garantie et de durabilité

Tel qu'annoncé dans notre e-newsletter de novembre 2009, la Société financière internationale (SFI) mène un examen continu de l'utilisation de ses Standards de performance, de sa Politique de durabilité et de la Politique en matière de divulgation de l'information. Elle entre maintenant dans la seconde période de commentaire et d'examen et a publié les changements proposés pour tous les Standards de performance et les autres politiques.

Le FPP transmettra ses commentaires en temps utile et souhaite recevoir l'apport des organisations de peuples autochtones. Prière de contacter Helen Tugendhat.