Ressources

Joie et déception vont de pair lors de la 10ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique

Aux premières heures du jour, samedi 30 octobre, après deux semaines d’intenses sessions qui se sont poursuivies tard dans la nuit et de négociations de dernière minute, les Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) ont adopté, lors de la 10ème Conférence des Parties (CdP10), un « paquet » qui consiste en un protocole sur l’accès et le partage des avantages, un nouveau plan stratégique, et une stratégie pour la mobilisation des ressources afin de mettre effectivement en œuvre la convention. En outre, plus de quarante autres décisions ont été adoptées, y compris des décisions en matière de : biodiversité et changement climatique ; aires protégées ; utilisation durable ; savoirs traditionnels, innovations et pratiques. Les peuples autochtones ont célébré certaines victoires, mais sont rentrés chez eux non sans quelques inquiétudes.

Le Fonds pour l’environnement mondial prévoit enfin d’adopter des protections sociales

En octobre 2010, la présidente du FEM, Monique Barbut, a annoncé que le FEM développera des politiques de garanties. Ces garanties porteront sur les impacts environnementaux et sociaux des projets, et aborderont de manière spécifique les problèmes propres aux peuples autochtones. Les garanties s’appliqueront à tous les Agents et Organismes d’exécution du FEM et une institution externe ou un organisme vérifiera la conformité aux garanties. Les peuples autochtones ont saisi cette opportunité et ont préparé et présenté une proposition au Conseil du FEM indiquant comment développer une politique qui prendrait en compte leurs problèmes.

Sortie du film « Dwindling Forests: Dwindling Futures? Mangroves and forest peoples under threat in the Sundarbans, Bangladesh »

Un nouveau court métrage réalisé en collaboration avec les communautés forestières des Sundarbans souligne combien l’utilisation coutumière de la biodiversité par les utilisateurs traditionnels des ressources dans les mangroves des Sundarbans est essentielle pour la conservation et l’utilisation durable de cette zone humide d’importance internationale, qui accueille un site du patrimoine mondial de l’UNESCO et un site RAMSAR. Cependant les savoirs traditionnels et l’utilisation coutumière sont ignorés par le Gouvernement du Bangladesh, et les peuples de la forêt sont exclus du processus de prise de décisions et de la gestion de la forêt. Le film appelle au respect et à la reconnaissance des savoirs et des pratiques des utilisateurs traditionnels des ressources et à une approche participative à la gestion des Sundarbans dans le cadre de l’application de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi qu’au respect de la dignité des peuples de la forêt et à la protection de leurs moyens de subsistance et de leur futur.

Dialogue de l’IUCN en Nouvelle-Zélande. Janvier 11-15 2011

Cinq représentants des peuples autochtones de la Thaïlande, du Suriname, de l’Ouganda et du Cameroun participeront à la conférence Sharing Power  de la CEESP de l’IUCN en Nouvelle-Zélande en janvier 2011. Ils parleront de leurs expériences concernant l’interaction entre leurs communautés et les aires protégées, y compris les impacts négatifs causés par la conservation imposées et des effortspour trouver des solutions qui seront bénéfiques tant pour les peuples que pour la nature. Leur intervention permettra d’évoquer et d’actualiser les informations contenues dans les rapports qu’ils ont publiés.

Vive déception suite à la réticence de la SBSTTA-14 à accepter le lien entre les droits fonciers et l'utilisation durable ainsi qu'au sujet du traitement des questions relatives à la « viande de brousse »

Dans notre dernière e-newsletter (avril 2010), un groupe d'experts autochtones sur les questions liées à l'utilisation durable dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), appelé « équipe 10 c) ", faisait part de ses plans pour mettre en exergue le lien entre la sécurité des droits aux terres et aux ressources et la protection et la conservation de l'utilisation durable coutumière des ressources biologiques par les communautés autochtones et locales à l'occasion de la 14è réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la CDB à Nairobi, Kenya (10-21 mai). Malheureusement, les délégués n'ont pas suivi les propositions des experts autochtones qui comprenaient l'inclusion d'un texte concret sur cette question dans les recommandations finales de la SBSTTA. Les discussions sur l'utilisation et la gestion de la faune (« viande de brousse ») ont également soulevé une vive inquiétude chez les peuples autochtones et donné lieu à un débat très animé.

Les Parties de la Convention sur la diversité biologique accepteront-t-elles enfin les solutions proposées pour arrêter la perte de biodiversité qui profitent également aux communautés des forêts ?

Suivez les représentants des communautés autochtones et locales à Nagoya en ligne

Pour tous les peuples de la forêt, la 10e Conférence des Parties (COP 10) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui débute aujourd’hui 18 octobre 2010 à Nagoya au Japon, est une réunion critique : leurs gouvernements passeront de nouveaux accords en matière de conservation, d’utilisation et d’exploitation des richesses naturelles de la planète. Étant donné que la plupart de ces ressources se trouvent sur les territoires des peuples autochtones, les orientations futures de la Convention auront des impacts majeurs sur leurs terres, leurs moyens d’existence et leurs mode de vie. Les contributions positives des communautés de la forêt à la biodiversité mondiale recevront-elles l’attention qu’elles méritent ? Les intérêts et les droits de ces communautés seront-ils respectés, ou se limiteront-ils à quelques paragraphes secondaires des Décisions de COP 10 ?

Guyana: l'exclusion des peuples autochtones se poursuit

En mai, le Gouvernement norvégien a annoncé qu'il avait signé un Protocole d'accord avec le Gouvernement de la Guyana visant à apporter une contribution de 230 millions de dollars US en faveur de la Stratégie de développement à faible intensité de carbone (LCDS) du pays. Il ne restait plus qu'à décider quelle institution financière jouerait le rôle d'intermédiaire, avec la responsabilité fiduciaire de s'assurer que les fonds soient transférés avec la diligence requise. S'agirait-il de la Banque mondiale? Et quels seraient alors les standards qu'elle appliquerait pour fournir ces fonds ?

Les peuples autochtones ont fait part de leurs préoccupations concernant l'échec de la réalisation des objectifs sur les des aires protégées en matière de participation et de partage des avantages à l'occasion de la SBSTTA-14 de la CDB

La troisième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique (GBO-3), présentée lors de la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que la plupart des objectifs mondiaux concernant la biodiversité n'ont pas été atteints. Cependant, le document présente l'élargissement important des aires protégées comme été un succès. Ceci est une source d'inquiétude pour les peuples autochtones et non un progrès, puisque l'établissement et l'élargissement des aires protégées ont lieu, pour la plupart, sans leur participation et consentement. Cette préoccupation a été mise en exergue dans les conclusions de l'examen approfondi de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la CDB.

Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

Le cyclone Aila a frappé la région côtière du sud-ouest du Bangladesh, en particulier les districts de Satkhira et Khulna le 25 mai 2009, touchant près de 2,3 millions de personnes et faisant 325 morts. Une vague de 10-13m de hauteur inonda la région et emporta un très grand nombre de maisons, de têtes de bétail, de cultures et d'autres ressources en très peu de temps.

Des leaders Baka et Bagyeli exposent les problèmes de leur forêts auprès des medias et du public

Margrite Akom, Jeanne Noah et Mathilde Zang, sont trois leaders autochtones d'une forêt reculée près de la Réserve de faune du Dja au Cameroun, un site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles ont joué un rôle clé dans la préparation et la construction d'un « jardin » de forêt tropicale à l'exposition botanique Chelsea Flower Show à Londres du 25 au 29 mai 2010. Ce jardin a mis en valeur les traditions de leurs communautés ainsi que leurs inquiétudes devant la presse internationale et un vaste public. A l'occasion de cet événement, les leaders ont parlé avec la Reine, et ont expliqué avec éloquence les pressions auxquelles leurs communautés font face, notamment la discrimination, la violation de leurs droits, les effets de l'expansion industrielle et de la déforestation, et leur perte d'accès à la biodiversité forestière dont elles dépendent. Le jardin présentait également des cartes établies par les Baka afin de documenter leur utilisation traditionnelle de la forêt pour leur subsistance. Margrite, Jeanne et Mathilde travaillent avec l'African Indigenous Women's Organisation (AIWO - Organisation des femmes autochtones africaines) à Yaoundé au Cameroun et étaient assistées par Aisha Aishatou de l'AIWO.

L' "équipe autochtone 10 c)" se prépare à promouvoir l'utilisation coutumière durable lors de l'OSASTT-14, Avril 2010

Une équipe de représentants autochtones, connue par beaucoup sous le nom d' "équipe 10 c)", participera à la Quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) pour mettre en évidence les obstacles continus à la protection et à la promotion effectives de leurs pratiques coutumières durables. Ils vont défendre un projet de décision appelant à une meilleure mise en œuvre des engagements relatifs à l'Article 10 c) de la CDB. La garantie de l'accès aux ressources et une participation effective à la gestion des ressources naturelles sont des éléments de la solution proposée par l'équipe 10 c).