Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

 

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Unnayan Onneshan - The Innovators

Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

Le cyclone Aila a frappé la région côtière du sud-ouest du Bangladesh, en particulier les districts de Satkhira et Khulna le 25 mai 2009, touchant près de 2,3 millions de personnes et faisant 325 morts. Une vague de 10-13m de hauteur inonda la région et emporta un très grand nombre de maisons, de têtes de bétail, de cultures et d'autres ressources en très peu de temps.

Aila a endommagé environ 136'690 logements et 600km de digues. Malheureusement, même si une année s'est écoulée depuis le passage d'Alia, les zones affectées par le cyclone souffrent encore d'inondations, d'engorgement des sols par l'eau et des autres conséquences négatives causées par l'absence ou la rupture de digues.

La majorité des personnes affectées par le cyclone vit maintenant sur les digues restantes, sous des tentes de fortune, alors que leurs maisons sont encore sous les eaux. 96% des logements des districts concernés ont été détruits, la quasi-totalité des terres agricoles et des potagers a été inondée et 70% de la végétation ont été endommagés par Aila.

Bien qu'une année se soit écoulée, les habitants des districts de Satkhira et Khulna luttent encore pour préserver des moyens d'existence minimaux tels que de la nourriture, un abri, de l'eau et des infrastructures d'assainissement qui soient adéquats. De plus, les femmes et les enfants se trouvent dans des situations inhumaines et leur vulnérabilité est à son comble puisque de nombreux hommes, dont le revenu était la principale source de subsistance des familles, sont décédés ou ont migré.

L'apparition diffuse de maladies est désormais chose commune alors que les infrastructures médicales font cruellement défaut. Nombre d'habitants doivent maintenant survivre uniquement avec un repas par jour et à Koyra quatre personnes dont un enfant seraient mortes de faim ou suite à un empoisonnement alimentaire. De très nombreuses familles ont quitté la région, brisant l'harmonie et la cohésion sociales locales.

L'ensemble de ces facteurs, un système de gestion de l'aide inadéquat et corrompu et ces contradictions sont la cause d'un autre désastre humanitaire. Lire le rapport complet de Unnayan Onneshan - Les Innovateurs (regardez le lien).

Unnayan Onneshan
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