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Des dirigeant-e-s bagyeli s’unissent contre des menaces communes

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Des dirigeant-e-s bagyeli de 5 organisations bagyeli de toute la région de l’Océan et du sud du Cameroun ont fait les premiers pas pour la création d’un mouvement uni contre la déforestation, les problèmes fonciers et autres menaces communes. 

Surmontant des obstacles logistiques et financiers considérables, et avec le soutien du FPP, des dirigeantes et dirigeants appartenant à ADEBAGO, ADEPA, ARBO, BACUDA et Mpo’ong Ya Nkwano se sont d’abord réunis pendant deux jours en février 2024 dans la ville de Kribi pour élaborer des stratégies d’intervention et de résistance face à des problèmes communs, tels que l’absence de sécurité foncière, la déforestation, la non-reconnaissance de leurs chefs traditionnels et les conflits inter et intracommunautaires. Les solutions proposées étaient centrées sur la dynamisation de la communication entre les organisations bagyeli et la promotion du leadership dans les communautés et la prochaine génération. 

Leur réunion précédait la toute première Assemblée bagyeli, qui a réuni plus de 30 représentant-e-s de 14 communautés pendant deux jours d’échange dans le village voisin de Lolabe. 

À la suite de l’assemblée, une déclaration officielle a été élaborée pour servir au plaidoyer pour la protection de leur forêt et de leur territoire. Approuvée par les participantes et participants à l’assemblée, la déclaration contient plusieurs recommandations à l’intention des personnes et organisations bagyeli et du gouvernement. Elle a été partagée avec les autorités locales et régionales compétentes, les ministères concernés à Yaoundé et le bureau du premier ministre, demandant la tenue d’une réunion. 

En décembre 2024, une deuxième assemblée, tenue à la demande des communautés, réunissait près de deux fois plus de participant-e-s. En plus de poursuivre les discussions sur la déforestation et l’appropriation de terres, les participantes et participants se sont mutuellement demandé conseil sur des questions précises, telles que la grossesse précoce, le désintérêt pour les services de sage-femme, la toxicomanie, la discrimination de la part des voisins bantous et la perte de connaissances des guérisseuses et guérisseurs traditionnels. 

La deuxième assemblée a également été précédée d’une réunion de dirigeant-e-s d’une durée de deux jours, pendant laquelle s’est développée une proposition de création d’une union du peuple bagyeli de l’Océan — Nlaté wa Bagyeli ba Ma’an. Ce nouveau réseau d’organisations et de communautés bagyeli a pour objectif d’aider les personnes à s’aider elles-mêmes en renforçant le leadership au niveau individuel, communautaire et organisationnel. Les dirigeantes et dirigeants bagyeli continuent de développer la structure de la nlaté/union et prévoient la légaliser. 

 

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