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Le concept des « Cultures et savoirs » des peuples autochtones et des peuples de la forêt désigne l’ensemble des connaissances, des pratiques et des croyances transmises de génération en génération, indispensables à leurs identités culturelles et à leur survie. Il inclut la recherche d’une variété de ressources et de matériaux dans les forêts pour les utiliser en tant que médicaments, aliments et outils, mais aussi pour des usages culturels, mêlant héritage culturel et applications pratiques au quotidien en fonction des saisons et de la situation du site. Ces traditions sont étroitement liées à leurs langues, leurs rituels et leurs coutumes, agissant comme le fondement de leur mode de vie. Souvent transmis à l'oral ou par des traditions, des cérémonies, des musiques et des formes d’art non écrites, ces savoirs et cultures jouent un rôle central dans le développement durable en proposant des points de vue uniques sur la conservation de la biodiversité et l’équilibre écologique. 

En quoi cela concerne-t-il les peuples autochtones et les peuples de la forêt ?  

La protection, la revitalisation et la transmission des cultures et savoirs traditionnels sont indispensables pour les peuples autochtones et de nombreux peuples de la forêt, en particulier pour les jeunes qui incarnent l’avenir de la résilience, du bien-être, des moyens de subsistance durables, du leadership éclairé et de la gouvernance de leur communauté. 

Elles jouent un rôle déterminant dans la protection de l’environnement parce qu’elles impliquent une compréhension approfondie de la biodiversité et des écosystèmes locaux, essentielle pour la conservation et la gestion durable des ressources naturelles. Ces savoirs sont en outre indispensables pour appréhender et lutter contre les effets du changement climatique et du déclin de la biodiversité.   

La menace que représentent l’expansion de l’agriculture industrielle, le développement des infrastructures et les industries extractives a des conséquences dramatiques sur les peuples autochtones et les peuples de la forêt, réduisant voire détruisant les lieux de leurs pratiques et apprentissages traditionnels.  

En parallèle, l’urbanisation, la mondialisation et les pressions exercées par les cultures, les langues et les systèmes de savoirs dominants, notamment au travers de l’éducation et de l’emploi, sont responsables de l’effondrement des cultures et des savoirs traditionnels. La transmission intergénérationnelle de la sagesse et des savoirs est souvent rompue, parfois de façon agressive. 

Ces pressions affaiblissent la résilience des communautés et leur capacité à s’adapter aux changements environnementaux et sociétaux. Il est important de reconnaître que le déclin des cultures et des savoirs pose des difficultés considérables pour les peuples autochtones et les peuples de la forêt. Toutefois, en préservant et en mettant à l’honneur leurs pratiques, nous pourrons les aider à garantir la vitalité des cultures de leurs communautés et leurs contributions à un monde durable.