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Notre approche de la justice de genre part de l’idée selon laquelle l’autodétermination est un droit collectif et nécessite donc, pour être complète, la participation effective et utile de l’ensemble des membres d’une société - dont les femmes, les hommes et les personnes non binaires, les aîné-e-s et les jeunes -, qui ont toutes et tous des connaissances à apporter et des rôles à jouer dans leur gouvernance territoriale collective.
Contexte
Nous reconnaissons les diverses normes culturelles et coutumières des sociétés que nous accompagnons, tout en faisant valoir l’activisme et les connaissances des femmes comme étant essentiels aux mouvements pour les droits fonciers collectifs et la réalisation de l’accès à la justice pour toutes et tous. Nous reconnaissons que les peuples autochtones et les peuples des forêts subissent plusieurs formes de discrimination, fondée notamment sur le genre, le sexe, la situation, la classe, les capacités, l’âge et autres.
Par conséquent, pour aborder la justice de genre, nous appliquons une approche intersectionnelle nous permettant de comprendre comment ces différentes formes de discrimination touchent les peuples autochtones et les peuples des forêts indépendamment et conjointement. Reconnaissant les formes intersectionnelles/multiples de discrimination auxquelles font face les femmes et les filles autochtones et des forêts, nous visons à faire valoir le principe de la non-discrimination et leur droit de conserver leurs cultures, leurs identités et leurs traditions et de choisir leur propre voie et projet de vie.
Toute discussion sur les droits collectifs des peuples autochtones comprend nécessairement les droits des femmes autochtones. Les femmes sont une partie fondamentale des luttes des peuples autochtones et de l’exercice de l’autodétermination et les politiques, programmes et initiatives de FPP répondent à cette réalité et en tiennent compte.
Notre approche est décrite plus en détail dans la Politique et le cadre en matière de genre de FPP. Notre travail en matière de genre est aussi étroitement lié à notre engagement pour la protection, car nous reconnaissons les conditions de vulnérabilité particulières auxquelles font face les femmes et autres groupes plus marginalisés au sein des communautés dans toute relation où il existe des différences de pouvoir et de ressources.
Objectifs
L’objectif général de ce programme est d’amplifier les actions et les connaissances des femmes autochtones et des femmes des forêts comme faisant partie intégrante de la gouvernance foncière collective, en appuyant des projets et initiatives menés par les partenaires et les communautés qui viennent renforcer leur autodétermination au sein de leurs mouvements pour les droits fonciers collectifs.
Nous traitons la justice de genre comme un processus relationnel qui fait intervenir l’ensemble des membres d’une société dans le but d’établir des relations saines entre les personnes de tous les genres, et qui est mené par les peuples autochtones et les peuples des forêts eux-mêmes, qui déterminent, revitalisent et revoient collectivement (femmes, hommes, personnes non binaires, aîné-e-s et jeunes) leurs propres systèmes de gouvernance, de façon autonome et dans un cadre d’autodétermination.
Notre travail
- Favoriser le leadership des femmes autochtones et des femmes des forêts et ouvrir un espace politique permettant d’assurer leur participation utile dans les instances locales, nationales, régionales et mondiales de prise de décisions concernant la terre, la biodiversité, les ressources naturelles et le climat.
- Amplifier les voix des femmes autochtones et des femmes des forêts pour s’assurer que leurs aspirations et leurs besoins fassent partie intégrante de la réalisation des droits fonciers collectifs ; améliorer la reconnaissance de l’agentivité et des connaissances des femmes autochtones et des forêts pour la création de solutions à la crise climatique et de la biodiversité et en matière de gouvernance territoriale.
- Renforcer la participation des hommes et des personnes non binaires de divers groupes d’âge aux conversations et aux actions concernant la justice de genre et en tant qu’agents de changement.
- Promouvoir la protection juridique des droits des femmes autochtones et des forêts au moyen d’un plaidoyer stratégique mené par les partenaires au niveau international, régional et national.
- Renforcer la capacité du personnel et des partenaires à soutenir les actions menées par les communautés pour réaliser la justice de genre en matière de droits fonciers et de gouvernance collective, grâce à l’apprentissage organisationnel.
- Amplifier l’autoreprésentation en tant qu’autodétermination dans les médias et communications qui mettent en valeur les voix, les histoires et les contributions des femmes concernant les droits fonciers collectifs.
- Établir des réseaux et des alliances avec des femmes autochtones et des forêts et des organisations féministes travaillant à l’intersection du genre et des droits fonciers collectifs dans le but de contribuer aux mouvements plus larges de femmes autochtones et de femmes des forêts en favorisant le réseautage et l’échange de connaissances.
- Permettre aux partenaires et aux membres des communautés de visualiser des actions créatives qui mettent le genre au centre de la justice environnementale et des droits fonciers.
Chacune de ces initiatives contribue au mouvement en faveur de la justice de genre dans le cadre de la mission globale de l’organisation qui est de soutenir les peuples autochtones et les peuples des forêts dans la sécurisation des droits fonciers collectifs et dans la pratique de l’autodétermination.
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