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Culture et savoirs

« Nous avons les connaissances de la source et la parole de vie, et nous les appliquons sur nos territoires. Nous voulons partager nos connaissances avec la société non autochtone. » 

Jorge Ortiz, chef traditionnel du peuple Fééneminaa (Muinane), Colombie. 

Notre travail en matière de culture et de connaissances vise à faire en sorte que les communautés auprès desquelles nous travaillons puissent vivre selon leurs pratiques traditionnelles, dans leurs langues et sur leurs terres ancestrales - et que celles-ci soient respectées par les États et les responsables politiques. Nous investissons dans des initiatives autonomes visant à documenter, restaurer et transmettre des connaissances, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes, et appuyons la création par des autochtones de réseaux sur les connaissances autochtones. Nous utilisons des leviers politiques internationaux, tels que la Convention sur la diversité biologique, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et l’UNESCO, pour plaider en faveur de l’inclusion des connaissances autochtones dans les plateformes scientifiques.  

Contexte

La répression des cultures, des langues et des connaissances autochtones est largement subie par nos partenaires sur toute la planète. Cela a une incidence sur les communautés, leur valant souvent d’être perçues négativement, mais aussi sur les politiques de conservation, qui privilégient les techniques modernes plutôt que traditionnelles pour conserver la biodiversité et atténuer les changements climatiques.  

Ces connaissances sont essentielles à la survie non seulement des communautés, mais aussi de la planète telle que nous la connaissons. Des études ont démontré que quand les peuples autochtones ont la propriété de leurs terres et de leurs eaux, les niveaux de biodiversité sont beaucoup plus élevés. FPP aide les communautés à recueillir des données, présenter des faits et se faire une place sur la scène mondiale pour présenter leurs solutions à la perte de biodiversité et aux changements climatiques.  

« Les Sengwer ne devraient pas être vus comme une menace pour l’environnement naturel, mais bien comme ses protecteurs. Notre langue et notre culture contiennent beaucoup de connaissances concernant la manière de traiter l’environnement naturel. Ces connaissances ne doivent pas se perdre. » 

Milka Chepkorir, a woman leader of the Sengwer indigenous community in Kenya.

Le renforcement des cultures et connaissances traditionnelles est intégré dans toutes nos activités. FPP est également cofondateur du Réseau de formation menée par des autochtones (ILED selon son sigle en anglais), qui s’intéresse particulièrement à ce domaine. Le Réseau ILED intervient partout dans le monde pour soutenir les initiatives autochtones locales qui font prévaloir et préservent les cultures, les langues, les modes de vie et les systèmes de connaissances autochtones et les transmettent aux jeunes autochtones.  

Objectifs

Nous visons à faire en sorte que les partenaires avec lesquels nous travaillons disposent du soutien financier, technique et politique nécessaire pour maintenir et revitaliser leurs connaissances et pratiques culturelles, sécuriser leurs terres et leurs eaux, et ce, avec la participation de tous les secteurs de la communauté.  

Les connaissances détenues par les aîné-e-s autochtones, qui sont souvent indissociables de leurs langues, sont un élément clé de la lutte contre la perte de biodiversité et les changements climatiques. C’est pourquoi nous aidons les dirigeant-e-s autochtones à participer aux conférences mondiales comme les COP sur le climat et la biodiversité pour pouvoir présenter leurs principaux apprentissages et succès et intégrer leurs connaissances et compétences dans les politiques mondiales, nationales et locales.  

Notre travail

Notre travail en matière de culture et connaissances est axé sur le renforcement et la revitalisation des systèmes de connaissances, des langues, des cultures et des modes de vie traditionnels, et sur la promotion de la reconnaissance et du soutien extérieurs à ces systèmes.  

  • Investir dans la résilience culturelle et écologique : les initiatives soutenues par FPP (à l’aide de subventions de courte durée et du Partenariat visions forestières) reposent sur les priorités des communautés elles-mêmes, ce qui constitue le moyen le plus efficace de renforcer la résilience et l’autodétermination des peuples autochtones et des communautés locales. 
  • Soutenir les peuples autochtones et les peuples des forêts dans la documentation, la restauration et l’entretien des systèmes de connaissances, au moyen notamment des Centres de distinction des savoirs autochtones et locaux. 
  • Plaider pour la reconnaissance des systèmes de connaissances autochtones et locaux dans les plateformes scientifiques, telles que la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et la Convention sur la diversité biologique, entre autres, au moyen de notre partenariat de collaboration pour des Solutions transformatrices et des Centres de distinction.